Assemblée générale de l’ONU : Félix Tshisekedi soutient le départ de la MONUSCO de son sol et l’augmentation du quota de l’Afrique au Conseil de sécurité


22 septembre 2021

Le Président de la République Démocratique du Congo et Président en exercice de l’Union Africaine, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a prononcé son discours le mardi 21 septembre 2021 du haut de la tribune de l’Organisation des Nations Unies (ONU), en marge du 76ème sommet de l’Assemblée générale qui se tient à New York aux États-Unis d’Amérique. L’allocution de Félix Tshisekedi a tourné autour des nombreux points majeurs de l’actualité internationale, notamment le retrait des casques bleus de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilité en RDC (MONUSCO) du sol congolais, la réforme de l’ONU et de la représentation de l’Afrique au sein de son Conseil de sécurité.

Le Chef de l’Etat congolais soutient le retrait des troupes de la MONUSCO du sol de son pays, et a suggéré que le processus soit progressif, responsable, et ordonné conformément à la résolution du conseil de sécurité qui le concerne.

« Mon pays souscrit au plan de transition pour le retrait échelonné, responsable et durable de la MONUSCO », a déclaré Félix Tshisekedi, avant de solliciter le soutien de l’ONU pour l’aboutissement dudit processus : « Pendant la période de transition qui expire en 2024, la République Démocratique du Congo, attend des Nations Unies et du Conseil de sécurité qu’ils donnent tous les moyens nécessaires à la MONUSCO et à sa brigade d’intervention rapide afin qu’elle remplisse leur mandat, et missions respectives conformément à la résolution précitée », a-t-il demandé.

Le Président en exercice de l’Union Africaine a aussi dans son intervention, rappelé une fois de plus : « la sempiternelle problématique de la réforme de l’ONU et de la représentation de l’Afrique au sein de son Conseil de sécurité ».

« On ne l’aura jamais assez répété. Il s’agit d’une question d’efficacité de l’ONU, et de justice à rendre à un continent mieux à un pan entier de l’humanité dont le rôle ne cesse de s’accroître chaque jour davantage dans la conduite des affaires internationales. En vérité, la revitalisation de l’ONU, retenue pour nos discussions au cours de cette session est aussi à ce prix », a redit Félix Tshisekedi.

Le Représentant légal de l’Afrique a mis les dirigeants des grandes puissances de l’ONU devant leurs responsabilités en rapport avec la reconnaissance et la considération des pays africains au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies.

« Les Nations Unies commettraient une faute politique grave en restant toujours dans la rationalité des rapports des forces issus de la guerre mondiale de 1940-45 il y a 75 ans. À ce sujet, je réitère la position commune africaine arrêtée par les Chefs d’Etats et des Gouvernements contenus dans le consensus des Huilinie et dans la déclaration de Syrte. Il s’agit de représenter l’Afrique par deux sièges supplémentaires dans la catégorie des membres non permanents et de deux autres dans celle des membres permanents avec les mêmes droits y compris celui de veto, les mêmes privilèges et obligations que ceux des membres permanents actuels », a déclaré ouvertement Félix Tshisekedi.

Il sied de relever que le discours du Chef de l’Etat congolais et Président en exercice de l’Union Africaine a été prononcé à la première journée de l’ouverture de l’Assemblée générale de l’ONU qui tourne autour du thème : "miser sur l'espoir pour renforcer la résilience, afin de se relever de la Covid-19, reconstruire durablement, répondre aux besoins de la planète, respecter les droits des personnes et revitaliser l'organisation des Nations Unies".

La Rédaction

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