RDC-Journée contre la torture : La VSV dénonce et dit stop à la torture et dévoile son vaste projet contre ces traitements dégradants


27 juin 2022

La Voix des Sans Voix pour les Droits de l‘Homme (VSV) dénonce la pratique de la torture et les traitements cruels, inhumains ou dégradants en République Démocratique du Congo, ce, après monitoring sur terrain dans les provinces du Kongo central, Sud-Ubangi et Équateur. La VSV a dénoncé ces actes en marge de la célébration de la journée internationale contre la torture dimanche 26 juin 2022. À cette occasion, la VSV a dévoilé devant la presse son projet intitulé : « Dignité Humaine : Stop à la torture et autres traitements cruels, inhumains ou dégradants ». Un programme financé par l’Ambassade de la République Fédérale d’Allemagne en République Démocratique du Congo pour une durée de dix mois. Et ce projet est mis en œuvre dans trois provinces de la RDC entre autres les provinces du Kongo Central, du Sud-Ubangi et de l’Equateur.

« Ce projet a comme activités : l’organisation des ateliers de renforcement des capacités des acteurs locaux de la Société Civile sur les  mécanismes nationaux de prévention, sur les notions des droits de l’homme, la torture, les techniques d’enquêtes, de monitoring et de la documentation des cas de torture et des traitements cruels, inhumains ou dégradants ; la sensibilisation des étudiants et élèves majeurs sur la lutte contre la torture et les traitements cruels, inhumains ou dégradants ; le monitoring et la documentation des cas de torture et des traitements cruels, inhumains ou dégradants ; l’implantation des Cellules d’Ecoute et d’Accompagnement Psychosocial des Victimes/survivants de Torture ; le Lobbying et plaidoyer, etc. », a dévoilé Mme Laurette Misenga, Directrice executive adjointe de la VSV.

Grâce à ce projet, la VSV dit avoir déjà une base des données de 103 victimes de torture et autres formes de traitements cruels, inhumains ou dégradants dans les trois provinces précitées.

Et pour la VSV : « les tortionnaires de ces victimes devront répondre de leurs actes afin de lutter effectivement contre les violations des droits humains en République Démocratique du Congo », a martelé Mme Laurette Misenga.

Savoir un peu plus sur la journée internationale contre la torture

La Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants a été adoptée par l’Assemblée Générale des Nations Unies en  1984 et est entrée en vigueur en 1987, définit la torture comme tout acte par lequel une douleur, ou des souffrances aiguës ou mentales sont intentionnellement infligées à une personne aux fins notamment  d’obtenir d’elle ou d’une tierce personne des renseignements ou des aveux, de la punir d’un acte qu’elle ou une tierce personne a commis ou est soupçonnée d’avoir commis, de l’intimider ou de faire pression sur elle ou d’intimider ou de faire pression sur une tierce personne, ou pour tout autre motif fondé sur une forme de discrimination quelle qu’elle soit, lorsqu’une telle douleur ou de telles souffrances sont infligées par un agent de la fonction publique ou toute autre personne agissant à titre officiel ou à son instigation ou avec son consentement exprès ou tacite.

L‘article 2, alinéa 1 de cette Convention dispose « Tout Etat partie prend des mesures législatives, administratives et autres mesures efficaces pour empêcher que des actes de torture soient commis dans tout territoire sous sa juridiction ».

L’alinéa 2 du même article dispose : "Aucune circonstance exceptionnelle quelle qu’elle soit, qu’il s’agisse de l’état de guerre ou de menace de guerre, d’instabilité politique intérieure ou de tout autre état d’exception, ne peut être invoqué pour justifier la torture"

Il convient de souligner selon la VSV, que la République Démocratique du Congo a adhéré depuis le 18 mars 1996 à cette Convention, qui dispose conformément à l‘article 2 de celle-ci, alinéa 1, la loi N°11/008 du 09 juillet 2011 portant criminalisation de la torture.

« Cette loi est une grande avancée. Cependant, elle est peu connue non seulement de la population mais également de certaines autorités et souffre d’application sur presque l’ensemble du territoire national », a fait remarquer la VSV, et de conclure : « D’où l’intérêt et l’importance du projet de la VSV financé par l’Ambassade de la République Fédérale d’Allemagne en RDC ».

La Rédaction 

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