RDC : Le Cardinal Fridolin Ambongo fixe l’opinion au sujet de la réaction épidermique de Tony Mwaba menaçant l’église catholique


08 octobre 2021

Le Cardinal Fridolin Ambongo Besungu a désapprouvé la démarche du Ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire, et Technique (EPST) sur la grève des enseignants. Tony Mwaba avait alors menacé de désactiver de la liste de paie, les enseignants des écoles conventionnées catholiques qui grèvent en s’absentant dans leurs établissements d’enseignements sans motif valable, leurs menaçant aussi de les remplacer par les nouvelles unités. En plus, il avait déclaré que si la situation amenait à perdurer ainsi, l’Etat congolais devra récupérer la gestion directe des écoles conventionnées catholiques.

Le Cardinal de la République Démocratique du Congo a rassuré que l’église catholique n’y est pour rien dans ce conflit.

« Ce qui se passe actuellement n’a rien à avoir avec l’Eglise catholique. C’est un conflit de travail entre un employeur, qui est l’Etat, et ses employés, qui sont les enseignants. Donc, il ne s’agit pas d’un conflit entre le Gouvernement, l’Etat congolais et l’Eglise catholique », a déclaré le Cardinal Fridolin Ambongo devant la presse au cours d’une interview circonstancielle à Kinshasa.

L’archevêque métropolitain de Kinshasa a rappelé que les enseignants ont légalement le droit de revendiquer.

« C’est un conflit de travail entre les employeurs, l'État, et ses employés qui sont des enseignants. Et la grève, à moins qu’on me dise le contraire, la grève est un droit constitutionnel dans notre pays. On ne peut pas intimider quelqu’un parce qu’il fait la grève. À moins que ce soit une grève anarchique. Mais s’il a respecté les conditions nécessaires pour une grève, c’est le droit des enseignants », a fait remarquer le Cardinal Fridolin Ambongo.

Selon le Cardinal, l’option levée par le syndicat était concertée avec leurs enseignants après un état de lieu sans état d’âme de leur situation et en connaissance de cause.

« Les acteurs sociaux se sont concertés, ils ont évalué la situation. Et le syndicat des enseignants catholiques est arrivé à la conclusion que les conditions ne sont pas réunies pour une rentrée scolaire comme prévu. Ils ont décidé. Et nous savons quand même dans ce pays que le droit de grève est constitutionnel. Et dans ce conflit, je crois que quand on lit les journaux, les réseaux sociaux, on a l’impression que dans notre pays, il y a une tendance à mélanger les genres. Ce qui se passe actuellement n’a rien avoir avec l’église catholique », a estimé Fridolin Ambongo.

Cependant, le Cardinal s’est dit tout de même déçu de constater le comportement de plusieurs de s’en prendre à l’église catholique et ses Chefs religieux à chaque couac. Et cela est devenu récurrent.

« Il y en a qui font de mauvaises lectures. Et comme malheureusement ça devient une habitude chez nous, quand on est dans un cas comme ça, bah, on commence tout de suite à insulter l’église catholique, à insister le Cardinal, à insulter les évêques. Moi je crois que nous descendons trop bas avec cette culture. Pour nous l’église catholique, nous sommes en dehors de ce conflit », a dit avec amertume Fridolin Ambongo.

Le Cardinal de l’église catholique en RDC a conseillé les autorités congolaises concernées à privilégier la voie de dialogue avec les enseignants afin de trouver des solutions.

« Tout ce que je demande et j’en appelle aux uns et autres, le Gouvernement, le Ministre de l’Enseignement Primaire et Secondaire, et les enseignants, c’est plutôt privilégier le dialogue. C’est à travers le dialogue qu’ils trouveront des solutions », a exhorté Fridolin Ambongo.

La Rédaction 

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